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 Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000

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Doudou
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MessageSujet: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Sam 16 Mai - 1:51

Pour voter, envoyez moi par MP vos 5 meilleurs joueurs, dans l'ordre.
Vous avez jusqu'au 15 juin pour voter.

Eric ASSADOURIAN – Attaquant (1997-1998)

Quand il débarque à Louhans, Eric Assadourian emmène avec lui un bagage impressionnant : 280 matchs de 1re division (39 buts) à Toulouse, Lille et Guingamp, ainsi qu'un statut d'International Arménien (12 capes, 3 buts). Son arrivée fait le plus grand bien et coïncide avec la formidable deuxième partie de saison des jaunes et rouge, hélas insuffisante pour le accrocher le maintien. Son entente avec Jérôme Lempereur fait des étincelles et ses débordements sur son flanc droit régalent les supporteurs. Il marque chez nous 8 buts pour 35 rencontres jouées et signe dans la foulée à Beauvais puis termine à Valence.  

Eric BONIFACE – Défenseur (1990-1997)


Stoppeur élégant, facile et technique, Eric Boniface arrive en Bresse en 1990 en provenance du FC Sochaux et reste sept saisons dans notre club. Il dispute ici plus de deux cents rencontres au total, et marque une vingtaine de buts, dont neuf rien que pour la saison 1994-95. Il retourne par la suite dans son club formateur et y découvre l'Elite (10 matchs de Division 1 disputés). Mais c'est à Gueugnon en l'an 2000 que le Martiniquais connaît sa plus grosse émotion en remportant la Coupe de la Ligue aux dépens du PSG en finale. Boni joue donc la Coupe d'Europe la saison suivante. Après une pige d'un an à Reims, il termine sa carrière à Montceau. Boniface n'est autre que notre entraîneur.

Christophe BORBICONI – Défenseur (1995-1998 puis 1999-2000)


Très physique et dur sur l'homme, Christophe Borbiconi est un des défenseurs vedette du club dans les années 90 et un des chouchous du Bram. Sa frappe de balle lourde lui a permis de se muer en buteur à plusieurs reprises, sur coup-franc direct notamment. Suite à notre relégation en National en 1998, il est prêté un an à Sedan où il vit une saison exceptionnelle ponctuée d'une accession en Elite et d'une finale de Coupe de France, perdue contre Nantes. Connaissant des galères à Nîmes et Alès, Borbi finit sa carrière à Dudelange au Luxembourg, où il se construit un très beau palmarès : 5 titres de champions et 3 coupes Nationales. Il dispute même 9 matchs de Ligue des Champions !

Oumar DIENG – Défenseur (1991-92)

Louhans-Cuiseaux s'avère être un véritable tremplin pour Oumar Dieng qui lance ici sa carrière à 19 ans, alors prêté par Lille dans le but de s'aguerrir. Son association avec Boniface fait merveille et l'équipe est toute proche de monter en Division 1, échouant à seulement 1 petit point des barrages. Dieng fera ensuite le bonheur de Lille, du PSG, de la Sampdoria Gênes, puis achèvera sa carrière en Turquie et en Grèce. A son palmarès, une Coupe d'Europe, une Coupe de France, une Coupe de la Ligue, ainsi que des sélections en équipe de France A', espoirs, Olympiques.

Koffi FIAWOO – Attaquant (1995-1997)


Avant-centre rapide, puissant et physique, Koffi Fiawoo est une des nombreuses bonnes pioches du président Jacky Duriez. Il s'éclate ici, trouvant à une trentaine de reprises le chemin des filets en près de 80 matchs. Son efficacité contribue au maintien du club en Division 2 ces deux saisons-là. Le Togolais part alors pour Sochaux en compagnie de Boniface et accède en D1 avec le club du Doubs. Il prend part à 17 rencontres dans l'Elite (2 buts) et achève sa carrière professionnelle à Lorient puis Créteil en 2002.

Laurent HOCHART -Attaquant (1991-94 puis 1995-98)

Format de poche, Laurent Hocart était un ailier rapide et fougueux qui prenait souvent en défaut son vis-à-vis par sa technique, sa vivacité. Efficace chaque fois qu'il était titularisé, il a inscrit 27 buts lors de son premier passage à Louhans. Après une escapade d'une saison à Beauvais, il est revenu dans le club du président Duriez mais se cantonnait à un rôle de remplaçant sous l'ère Alain Michel. Natif du Nord, il a fait toutes ses gammes au RC Lens (45 matchs, 4 buts) et fait aujourd'hui parti du club Lensois en tant que secrétaire.

David FRANCOIS– attaquant (1995-1997)

Joker de luxe, David François avait pour spécialité de rentrer en cours de deuxième mi-temps et de faire la différence. En effet, bien que rarement titulaire, il a trouvé tout de même le temps de marquer une vingtaine de buts en deux saisons sous nos couleurs, dont un doublé mémorable contre l'Olympique de Marseille. Il a contribué aussi au brillant parcours en Coupe de la Ligue en 1997 (¼ finaliste). Auparavant, il avait connu un début de carrière supersonique, inscrivant son premier but pro à l'âge de seulement 16 ans à Reims. Il a même connu l'honneur de la sélection espoirs au côté d'un certain Zinedine Zidane. Suite à son départ en 1997, il  a réalisé encore de belles choses et souvent fait trembler les filets adverses à Amiens,  Laval et Reims notamment.

Emmanuel GAS – Défenseur (1989-1998)



Latéral gauche vif et offensif, Emmanuel Gas fait ses premières apparitions en équipe fanion lors de la saison 1989-90 et ne quitte Louhans-Cuiseaux que neuf ans plus tard, ce qui représente au total près de 200 matchs de championnat sous nos couleurs (5 buts en tout). Ayant perdu sa place au profit du jeune Cédrik Chagot, Manolo s'en va pour Clermont Foot en CFA et fait monter le club auvergnat en National. Sa carrière totalement relancée, il intéresse Gueugnon et découvre la Coupe d'Europe avec les Forgerons. Il retourne ensuite à Clermont et dispute ses derniers matchs pros en 2007 à l'âge de 37 ans.

Jérôme LEMPEREUR – Attaquant (janvier-mai 1998)


Il n'a joué chez nous que 5 mois. Il n'y a disputé que 16 matchs. Et pourtant, Jérôme Lempereur a bel et bien marqué l'Histoire de notre club, de part son incroyable efficacité devant le but (9 buts marqués). Son association devant avec Assadourian se révèle être un duo d'enfer, et son recrutement coïncide avec la magnifique 2eme partie de saison 97-98. Rien que sur les matchs retour, nous nous classions 3eme du classement, mais un départ catastrophique nous a empêché de nous maintenir. Lempereur signe dans la foulée à Auxerre où il ne s'impose pas, mais il reste une figure emblématique de la D2 dans les années 90 (201 matchs, 63 buts).

Arnaud MARGUERITTE – Gardien de buts (1995-2000)


Arrivé en tant que doublure de Stéphane Ferrand, Arnaud Margueritte gagne assez rapidement ses galons de titulaires, et est notre portier titulaire durant quatre saisons. Il glane notamment chez nous le titre de champion de France du National en 1999 et réussit une formidable série de matchs à la maison sans prendre de buts, entre janvier et novembre 1998 (plus de 1 200 minutes au total). En tout, il dispute en Bresse 158 rencontres de championnat. Il est revenu au club suite à la fusion avec le FC Louhans et coache l'équipe réserve avec une certaine réussite.

Patrice MONTEILH – Milieu de terrain (1991-1994)


Patrice Monteilh était un milieu de terrain défensif fin et très élégant et qui évoluait sur le côté gauche du terrain. Fort de ses 239 matchs en Division 1 sous les maillot de l'OL, Rouen, Le Havre et Lens, il s'impose naturellement et est une pièce maîtresse de l'équipe qui termine 4eme en D2 en 1992. La saison suivante, il vit la relégation en National. En trois saisons passées ici, il joue 84 matchs de championnat, et marque 7 buts. Par la suite, il rend des services à Besançon puis retourne à Rouen, alors redescendu en CFA. En 2015, Monteilh est responsable de la formation du club de Quevilly.

Patrick REVELLLES - Attaquant (1995-1997)


Au sortir d'une saison pénible à Caen, Patrick Revelles se relance à Louhans-Cuiseaux (80 matchs, 20 buts chez nous). Attaquant élégant, à l'aise techniquement, il constitue avec Koffi Fiawoo une association en attaque qui marche du tonnerre ! Si Louhans termine 3eme attaque du championnat en 1996, il y est pour quelque chose. Il faut dire qu'avec 161 matchs joués en Division 1 à Toulon et Monaco, il venait chez nous avec un certain prestige. Après Louhans, fait profiter de ses talents de buteur à Saint-Etienne durant deux saisons, faisant remonter le club dans l'Elite.

Christophe ROBERT – Milieu (1995-1996)


Christophe Robert n'est resté qu'une seule saison au club (1995-1996), mais son passage aura marqué les esprits. Devenu persona non grata dans le football français suite à l'affaire VA-OM, il vient chez nous se relancer. Il éblouit le stade de Bram par sa créativité, son talent, son aisance et son altruisme. International A' durant ses plus belles années Nantaises (sorte d'équipe réserve de l'Equipe de France), il a auparavant pris part à plus 235 rencontres de Division 1 (43 buts). Son année à Louhans lui permet de rebondir à l'échelon supérieur puisqu'il s'engage par la suite à Nancy avant de finir chez les Verts de Saint-Etienne qu'il contribuera à faire remonter.

Yann SOLOY – Milieu de terrain (1995-1997)


Métronome de l'entre-jeu, créatif et virtuose balle au pied, Yann Soloy respirait le talent et a charmé le Bram durant deux belles saisons. C'est après le dépôt de bilan de Rouen que cet international espoirs aux côtés de Zidane a débarqué ici. Si l'équipe galère pour se maintenir lors de la saison 96-97 c'est en grande partie du fait de son absence durant trois mois. Convoité par Sochaux et Saint-Etienne il signe finalement au Havre, où il découvre la Division 1. Il termine sa carrière professionnelle à Motherwell en Ecosse puis donne un coup de main à Dieppe, son club d'origine, en CFA.

Fabrice VANDEPUTTE – Milieu de Terrain (1989-1993)

Cantonné à l'équipe B à Lille, Fabrice Vandeputte arrive à Louhans-Cuiseaux dans le but de franchir un palier en 2eme Division. Il connait ici quatre belles saisons, quatre maintiens plus ou moins aisés, disputant en tout 109 rencontres de championnat et marquant 14 buts. Cet excellent milieu de terrain doté d'une belle frappe aurait pu découvrir l'Elite du côté de Montpellier qui était intéressé par son profil, mais Jacky Duriez avait mis son veto. Après Louhans, il défendra les couleurs de Beauvais (D2), Saint-Leu (National), Mont-de-Marsan et Chantilly. Il est aujourd'hui entraîneur de l'équipe réserve Sochalienne.

Guillaume WARMUZ – Gardien de but (1990-1992)

Natif de Saint-Vallier en Saône-et-Loire, Guillaume Warmuz était chez lui à Louhans quand il s'engage pour une durée de 4 ans après deux saisons passées en tant que gardien réserviste de l'Olympique de Marseille. Il ne reste en réalité que deux saisons ici, permettant le maintien la première saison et ratant la montée en D1 de très peu la suivante. Il dispute l'intégralité des matchs de championnat, soit 68 rencontres. Il est ensuite transféré au RC Lens et reste fidèle durant 11 saisons au club Nordiste. Il est sacré champion de France en 1998 et gagne la Coupe de la Ligue un an plus tard. En 2002 il signe à Arsenal en Angleterre où il est 3eme gardien puis retrouve une place de titulaire à Dortmund. « Gus » termine sa carrière en 2007 sur une rupture des ligaments croisés antérieurs alors qu'il gardait les buts de Monaco.

D'autres joueurs qui auraient pu avoir leur place dans les 16 :

Nicolas MERMET
Eric DUFOURNET
Lucien SERGI
Franck CHOW-YUEN
Jean-Jacques HOUZE
Jocelyn DUCLOUX
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NAPOLEON71
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Sam 16 Mai - 10:19

Génial ! Avec les images Panini en prime !
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NAPOLEON71
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Sam 23 Mai - 13:28

A voté. Mon dieu que c'était dur !
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NAPOLEON71
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Ven 5 Juin - 1:34

Allez on se mobilise. Un peu de baume au coeur en repensant aux années fastes !
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Doudou
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Ven 5 Juin - 13:24

Le seul ultra, Chow-Yuen et Ducloux ne sont pas sélectionnables.
Merci de les remplacer par des joueurs de la liste des 16 ayant une présentation, et de me renvoyer ton vote.
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Alfredo Cel Mare
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Ven 5 Juin - 14:26

Doudou a écrit:
Le seul ultra, Chow-Yuen et Ducloux ne sont pas sélectionnables.
Merci de les remplacer par des joueurs de la liste des 16 ayant une présentation, et de me renvoyer ton vote.

Ca répond à une question que je me posais je voulais inclure Didier Otokoré dans mon quinté mais j'aurais sans doute eu droit à la même réponse.
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Doudou
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Ven 5 Juin - 14:35

Otokoré avait certes de l'or dans les pieds, mais il était plutôt moyen et irrégulier. Pas toujours titulaire.
Il a plus marqué l'Histoire de la Clé des Champs que du Stade de Bram.

mort de rire
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PUPU 01
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Ven 5 Juin - 14:50

C'était sans doute aussi l'époque ou ALFREDO enflammait le DANCE FLOOR! Laughing
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steph71
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Ven 5 Juin - 15:47

Doudou a écrit:
Il reste moins de 10 jours pour m'envoyer vos votes.
Je rappelle que les meilleurs de chaque décennie seront en finale.
Effectué, mais bon ce fut difficile!.
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Doudou
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Mar 16 Juin - 22:27

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Doudou
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MessageSujet: Re: Election du meilleur joueur de la décennie 1990-2000   Mar 16 Juin - 22:28

http://www.lemonde.fr/football/visuel/2015/03/14/on-a-retrouve-christophe-robert_4591488_1616938.html
Paru le 14 mars 2015

On a retrouvé Christophe Robert

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La vie après l'affaire

Le 13 mars 1995, Christophe Robert comparaissait lors du procès de l’affaire OM-VA. Vingt ans après, l’ex-joueur de foot vend des baskets et du vin mais « l’affaire » le « ronge » toujours.

Par Rémi Dupré
Photos : Rodolphe Escher pour Le Monde

On avait perdu la trace de Christophe Robert il y a vingt ans, jour pour jour. Ce 13 mars 1995, le footballeur menu et à la mèche tombante comparaît à la barre du tribunal correctionnel de Valenciennes, à l’ouverture du procès de la fameuse « affaire OM-VA ». Deux mois plus tard, il écope de six mois de prison avec sursis et d’une amende de 5 000 francs (760 euros) pour « corruption passive ». L’objet du scandale : avoir accepté de « lever le pied » contre une petite liasse de billets à la veille d’un match crucial contre l’Olympique de Marseille, pas encore assurée du titre à quelques jours de sa finale en Coupe d’Europe face au Milan AC de Berlusconi. Ce 20 mai 1993, l’OM de Bernard Tapie s’impose (1-0) sur la pelouse du club de son ami Jean-Louis Borloo. Six jours plus tard, Marseille apporte à la France sa première Coupe d’Europe grâce à un coup de tête victorieux de Basile Boli.

Deux décennies plus tard, Christophe Robert, qui a gardé la même coupe de cheveux et pris quelques kilos, n’en veut « à personne ». Pas même à son ex-coéquipier Jacques Glassmann qui avait vendu la mèche après avoir été lui aussi approché. « J’espère qu’il peut se regarder dans une glace, lance Robert, l’œil noir. Chacun vit avec sa conscience. Moi, aujourd’hui, je peux regarder les gens droit dans les yeux. Je n’ai jamais rien caché. » De son expérience à Valenciennes, lors la saison 1992-1993, l’ex-attaquant conserve des regrets : « Je n’aurais jamais dû signer là-bas. Je jouais au foot pour ne pas descendre [en D2] alors que j’avais toujours joué pour gagner. Mentalement, j’étais faible. On [avec son équipier argentin Jorge Burruchaga] a été curieux de voir comment le système était fait. Et je l’ai payé très cher. Je ne l’ai jamais fait pour arranger un match ni pour l’appât du gain. Quand on voit un pot de miel, on y met souvent les doigts. Alors qu’on sait très bien qu’on va en avoir partout. Vous devenez ensuite le symbole de quelque chose qui ne vous ne correspond pas. »



Attablé dans un restaurant de viande niché dans une ruelle bordelaise, Christophe Robert, 50 ans, enfourne son ris de veau avec gloutonnerie. L’établissement est situé à quelques mètres du magasin de vêtements tenu par son épouse, Marie-Christine. C’est à elle que le joueur marseillais Jean-Jacques Eydelie avait remis l’argent, en mai 1993. Le magot (250 000 francs, soit environ 38 000 euros) avait été ensuite retrouvé dans le jardin de la tante de Robert à Ribérac, en Dordogne. Malgré ce qu’il appelle sobrement « l’affaire », Christophe Robert se « démerde » comme il peut depuis l’arrêt de sa carrière sportive, au printemps 1999. « Je suis un déséquilibré total et un rêveur, lâche Robert, citant volontiers Hubert-Félix Thiéfaine, l’un de ses chanteurs préférés. Je préférerais gagner plus. Quand j’étais joueur, je travaillais deux heures par jour et je gagnais beaucoup de fric. Aujourd’hui, je travaille 70 heures par semaine et j’en gagne beaucoup moins. »

Se son propre aveu, Christophe Robert s’est « un peu éparpillé ces dernières années ». Le quinqua à la voix gouailleuse se définit comme un « créateur », qui « aime les pages blanches ». Il a un emploi du temps de ministre, voguant entre Bayonne, où il a monté en 2013 un magasin de baskets Sport 2000, et le centre de Périgueux, où il possède un bistro-cave avec son cousin. « Je vais arrêter le magasin. Le commerce ce n’est pas mon truc. Ma passion, c’est le vin, explique-t-il. Dès les années 1991-1992, lorsque je jouais à Monaco, j’avais créé la Cour des vins à Périgueux. On a monté deux autres établissements à Saint-Emilion et une boîte de négoce. J’avais déjà tout prévu pour après ma carrière. J’avais même acheté un immeuble. Malheureusement, “l’affaire” m’a fait tout décaniller. Il a fallu que je rebondisse autrement. »

Suspendu dix-huit mois après « l’affaire », Robert s’est exilé un temps en Argentine avant de retrouver les terrains, en 1995, sous les couleurs de Louhans-Cuiseaux. Deux ans plus tard, il rejoint, « à titre gracieux », l’AS Saint-Etienne et participe à la remontée des Verts en 1re division avant de prendre sa retraite. Le coach stéphanois Robert Nouzaret lui propose alors de passer ses diplômes d’entraîneur et d’œuvrer au sein du centre de formation des Verts. « J’aurais dû insister mais j’ai dit stop à cause de “l’affaire”, glisse-t-il. Elle m’a fait perdre confiance en moi. Je n’osais pas rester dans un milieu où j’avais eu un souci. Je voulais fuir la France, être tranquille, qu’on ne me reconnaisse plus. »

S’ensuit un « vrai merdier de plus dix ans ». « La reconversion a été compliquée, affirme ce pur produit du FC Nantes (1981-1991) de Jean-Claude Suaudeau. Quelque part, on n’existe plus. Financièrement, on prend une gifle. On n’est pas préparés psychologiquement. C’est un chantier dans le cerveau. On va voir des psys. On boit des canons. Dès fois, un peu trop. Le fait d’être dans le vin n’a rien arrangé… » A 36 ans, Robert reprend ses études, entame une formation en œnologie – « l’étude des sols, c’est coton » – et obtient un DUT de commerce à Bordeaux. En 2006, celui que son pote Burruchaga surnommait « le Petit Prince » (« avec ma coupe de cheveux, je ressemblais un peu à celui de Saint-Exupéry ») monte un complexe de foot à cinq dans la région nantaise. Mais l’affaire lui échappe. « On s’est fâchés avec les propriétaires des locaux, des bandits à col blanc. »

En 2013, pour les vingt ans de « l’affaire », les médias se sont souvenus de lui. « Ils disent autant de conneries vingt ans après si ce n’est plus. Pour moi, ce n’était pas un anniversaire mais un deuil. » Il pouffe de rire en évoquant le récent scandale des matchs présumés truqués en Ligue 2 autour de l’équipe de Nîmes : « Les affaires continuent ! Les instances du foot ne font pas leur travail. Ils ne se posent pas les bonnes questions. En autorisant les paris en ligne, les autorités se gavent mais ils savent bien que la mafia y blanchit son oseille. Il ne faut pas pleurer après s’il y a des dérives. » Entre deux gorgées – d’eau –, il égratigne « l’actuel système du foot » : « On pensait que la traite des Blanches s’était arrêtée. Dans le foot, ce n’est pas le cas. Les agents et intermédiaires gagnent beaucoup d’argent. Moi-même, je n’ai jamais accepté d’être une marchandise avec des maquignons autour. » Il prend un ton plus grave en revenant sur les cas de dopage – « au Captagon » – dont il a été témoin : « Il a pu y avoir du dopage lors de certains matchs, en fin de saison, quand les mecs étaient à la rue, qu’il fallait sauver le club. Parfois, certaines équipes entières se dopaient. »

Avant que l’addition n’arrive, il soupire lorsqu’on lui rappelle le surnom de « Géo Trouvetou » dont l’ont affublé les journaux du Sud-Ouest. Un sobriquet pourtant pas usurpé. Associé à l’ex-skieur Luc Alphand, Robert a inventé un bâton télescopique pour les snowboarders, fondé la Société D-Clic, basée à Mérignac et spécialisée dans le matériel pour la marche nordique, et déposé le brevet du « pique-saucisse ». « Avec ma femme, on en avait marre de faire ça avec les fourchettes. On avait bu un peu trop de bière. Mais après la rigolade, j’en ai vendu 5 000. » Toujours en quête d’une nouvelle trouvaille, Robert, qui est père de trois enfants, tente de « vendre » à l’éducation nationale son projet de « marche avec bâtons » pour lutter contre l’obésité infantile et permettre à la « sécu et à l’Etat de faire des économies » et prospecte pour monter deux complexes de « soccer ».

Même s’il énumère les partenaires qu’il a appréciés, les « joueurs qui sentaient le jeu » tels « Youri Djorkaeff ou Claude Puel », l’ancien joueur n’éprouve pas de nostalgie. « Chez moi, il n’y a aucun maillot, ni film de match. J’ai été professionnel : je n’ai jamais raté un entraînement, jamais triché même si on croit que…, raconte Robert qui dit envisager de passer ses diplômes d’entraîneur. “L’affaire” me ronge encore même si les gens, dans la rue, sont sympas avec moi. Si je n’avais pas eu cette histoire, je serais beaucoup plus épanoui et coacherais peut-être Saint-Etienne aujourd’hui. »

Dates clés

1964 Naissance le 30 mars à Montpon (Dordogne).
1981 Formé au FC Nantes, il effectue ses débuts professionnels avec les Canaris.
1992 Signe à Valenciennes
1993 En juin, l’affaire OM-VA éclate. Un an plus tard, il est suspendu dix-huit mois par le Conseil fédéral de la FFF (il sera autorisé à reprendre la compétition en France en 1995) pour avoir touché 250 000 francs des dirigeants marseillais. Il s’expatrie en Argentine.
1995 Ouverture en mars du procès OM-VA. Il écope d’une amende de 5 000 francs et de six mois de prison avec sursis.
1999 Se retire des terrains après avoir contribué à la remontée de Saint-Etienne en Ligue 1.
2015 Gérant d’un magasin de chaussures de sport à Bayonne et inventeur d’objets.
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