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 Jean-Baptiste DAGUET

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Doudou
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MessageSujet: Jean-Baptiste DAGUET   Jeu 8 Oct - 1:26

Source : http://www.foot33.fr/En-tete-a-tete-avec-Jean-Baptiste-DAGUET-Une-grande-emotion_a5049.html
Paru le 30 septembre 2015

En tête à tête avec... Jean-Baptiste DAGUET : "Une grande émotion"

Si Jean-Baptiste Daguet n'était pas devenu footballeur professionnel, il aurait attaqué médecine. Celui qui est titulaire d'un bac S avec mention n'était pas destiné à devenir dernier rempart. Avant de prendre les gants à quinze ans, il était attaquant, et buteur, avec une cinquantaine de buts par saison. Rencontre avec le gardien du Petit Poucet girondin qui a réalisé une belle surprise en coupe de France. (par M.-L. J.)




Jean-Baptiste, quel est votre parcours footballistique ?
J'ai commencé à La Rochelle, où j'ai fait les catégories de jeune. C'est le club de mon père, avec lequel il a joué en D3. Je suis ensuite parti au centre de formation de Sochaux en 1997. J'y suis resté six ans avant d'arriver à Libourne-Saint-Seurin lors de la saison 2003-2004, en national avec Jean-Marc Furlan. Au terme de cette saison, j'ai fait le choix de signer à Amiens d'où je suis parti en janvier 2006. J'ai alors joué à Louhans Cuiseaux de jusqu'en juin 2008. Je suis alors revenu à Libourne (CFA). Là-bas, j'ai connu toutes les descentes jusqu'en DSR. Je suis parti la saison du maintien en DH.

Quelles sont les satisfactions et déceptions que vous en retirez ?
La première satisfaction est d'être parvenu à devenir professionnel. Le regret est peut-être de ne avoir réussi à m'imposer en Ligue 1. Cela reste logique car je pense que je n'étais pas assez fort pour ce niveau. J'ai aussi le regret d'être aller à Amiens. J'avais signé alors qu'on ne savait pas qui était l'entraineur. J'avais refusé, entre autre, Troyes alors que je connaissais Jean-Marc Furlan. J'ai aussi ce petit regret de ne pas avoir connu de championnat étranger. J'ai eu l'opportunité d'aller en Angleterre. Pour le reste, je pense que j'ai eu la chance de jouer en National, un niveau où j'étais performant. J'ai aussi fait une vingtaine de matchs en Ligue 2 mais je pense vraiment que National était mon niveau. J'y avais une bonne côte et j'ai pu y faire environ 200 matchs.

Parole respectée...

Pourquoi être resté à Libourne malgré les descentes de National en DSR ?
Ma carrière à haut niveau s'est arrêtée car j'ai fait le choix d'ouvrir un complexe de futsal à Libourne. Après la saison en CFA, j'avais eu des sollicitations de clubs de National mais j'ai refusé car j'ouvrais ce complexe et je ne pouvais pas partir. Cela aurait été trop compliqué de gérer sans être sur place.

Depuis la saison dernière, vous jouez à Saint-Sulpice-et-Cameyrac, qui évolue en première division district Gironde Est. Pourquoi ce choix ?
C'est avant tout un choix de reconversion professionnelle. Grâce à Dragan Keserovic, ancien entraineur de Libourne, j'ai pu passer un diplôme dans l'animation sportive. Il s'agit du BPJEPS. Je me suis alors découvert une passion et un métier qui me plait. Je pense aussi être compétent dans ce secteur. Il y a eu une opportunité à Saint-Sulpice-et-Cameyrac car un poste se libérait. A 34 ans, ma priorité restait professionnelle et peu importe le niveau de jeu du club. C'est aussi un choix de qualité de vie. C'est une ville sympa. Mais surtout, j'ai de suite eu un bon contact avec les dirigeants. Je leur avais donné ma parole et aujourd'hui je leur rend l'ascenseur.

"J'étais attaquant"



Quel rôle avez vous au sein de ce club ?
Au delà des positions sur le terrain, je rends aussi service au club comme je le peux. Il y a quelques années, Saint Sulpice et Cameyrac était un bon club régional. Il a ensuite un peu sombré. Depuis quelques années, une nouvelle équipe a repris les choses en main avec comme souhait de retrouver le championnat de ligue et de faire grandir le club, autant pour les seniors que pour les jeunes. Je m'implique un peu et les aide en toute humilité pour franchir des paliers. Il faut sortir du championnat de district. Cela reste surtout des conseils, des dialogues et des échanges car je n'ai pas le temps de faire autre chose. Je suis encore joueur et j'entraine aussi les gardiens de Libourne. Mon emploi du temps ne peut pas me permettre plus. Peut-être plus tard.

Vous avez le projet d'entrainer un jour ?
J'ai beaucoup de projets. J'aimerai bien pouvoir un jour entrainer une équipe senior. On verra quand j'aurai raccroché les crampons.

Justement, comment êtes vous devenu gardien ?
Je l'ai été tout petit. Mais j'ai vite retrouver le champ car je m'ennuyais. Je ne touchais pas beaucoup de ballons. Je jouais alors attaquant. Avec La Rochelle, nous sommes montés en moins de 17 ans Nationaux. Le gardien qui devait venir en renfort a fait faux bond. Comme j'étais grand, l'entraineur m'a remis gardien. Cela devait être temporaire et au final, je n'ai plus jamais retrouvé le champ. Je voulais faire une petite carrière et je me suis dit qu'au final, j'aurai peut-être plus de chance d'être repéré comme gardien qu'en tant qu'attaquant.

"Je savais qu'on ne serait pas ridicule"

Cela ne vous a pas frustré lorsque le choix de l'entraineur s'est porté sur vous pour aller dans les cages ?
Au début non car cela devait être temporaire. J'avais 15 ans et je jouais en 17 ans Nationaux. Je jouais à La Rochelle. J'étais très sollicité. Ce poste m'a permis de me mettre en évidence car je touchais beaucoup le ballon. Pour l'anecdote, j'ai joué deux fois la Coupe Nationale. La première en tant qu'attaquant, je n'avais pas été repéré. Cela a été le cas lorsque j'ai joué gardien une année plus tard.

Cela vous a servi dans votre carrière de gardien ce passé d'attaquant ?
Oui un peu car je pense que j'ai un bon pied gauche et un bon jeu de pied. Ce n'est pas le cas de beaucoup de gardiens de ma génération.

Ce dimanche, avec Saint Sulpice et Cameyrac, vous avez été sous les projecteurs après avoir éliminé Villenave (CFA2). Vous vous attendiez à cela ?
On avait peu de raisons d'y croire mais j'avais la certitude que cela ne serait pas simple pour eux. Dans mon équipe, beaucoup de joueurs ont connu des niveaux plus haut. Nous avons une bonne organisation sur le terrain. Je savais qu'on ne prendrait pas une raclée, que ce serait serré. On y allait pour faire bonne figure en sachant qu'on ne serait pas ridicule. Nous avons reçu Villenave chez nous, sur un billard, sur un grand terrain. Ils avaient tout pour passer. Ils ne sont pas tombés dans un traquenard. Leur erreur est de ne pas avoir su profiter de mener au score pour faire le break. Nous avons aussi eu de la chance car nous avons trois occasions qui font trois buts. Cela n'a pas été leur cas. Ils en ont 8/9, un but leur est refusé, j'en sors quelques unes. Villenave a de très bons joueurs mais j'ai été à leur place, dans la peau du gros. Et je sais qu'après quatre défaites en championnat, tu n'as pas envie de jouer ce genre de match, un dimanche, contre une équipe de district. Et, dans ces périodes de doute, on perd contre n'importe qui. A l'inverse dans les bonnes périodes, on peut battre n'importe qui.

"Ils m'ont fait chialer"

Qu'est ce que vous avez ressenti après cette qualification ?
Beaucoup d'émotions. Ils m'ont fait chialer ! Ce sont des bons gars, qui jouent avec leurs armes. Nous n'avons rien rajouter après cette victoire. Nous sommes peut-être restés une heure de plus que les autres dimanches. On a mangé des pizzas. Cela fera partie de mes bons souvenirs de carrière. Je m'en souviendrai longtemps. Dans ma carrière, je n'avais jamais battu une équipe supérieure de cinq divisions. J'ai vécu l'inverse : avec Libourne (CFA) quand on a été éliminé par La Brède ou à Amiens (L2) où nous avions été battus par Saumur (DH).

Avez-vous un dernier message à faire passer ?
Je remercie les dirigeants de Saint Sulpice et Cameyrac pour l'accueil qu'ils m'ont réservé. Je suis arrivé sur la pointe des pieds. Et cela a été simple. Ils m'on respecté sans me mettre sur un piédestal. J'espère vraiment que nous allons monter en ligue. En tout cas, c'est une belle aventure humaine. Je prends grâce à eux du plaisir. Ce n'était pas gagné d'avance.

Propos recueillis par Marie-Laure Julian

Jean-Baptiste Daguet digest  
Né le 12 mai 1980
Poste : gardien
Club : Saint-Sulpice-et-Cameyrac
Parcours : Sochaux (1999-2002, L2 et L1), Libourne Saint-Seurin (2002-2004, National), Amiens (2004-déc.2005, L2), Louhans-Cuiseaux (janv. 2006-2008, National), Libourne Saint-Seurin (depuis 2008, National, CFA), Libourne (CFA2, DH, DSR, DH).
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